Le quartier de Blanzat est depuis des années le quartier défavorisé de Montluçon ; quoiqu’en disent les élus. Si les bords du Cher ont été aménagées (avec plus ou moins de bonheur) et si l’avenue du Canal a fait l’objet d’une réhabilitation, il suffit de se promener dans les rues du quartier pour constater son état de délabrement et d’abandon par les municipalités successives.

Aucun autre quartier de la ville n’a un environnement aussi dégradé, une voirie laissée à l’abandon, aussi peu d’aménagements urbains, une telle absence de travaux d’embellissement.

Ce quartier historiquement ouvrier cumule tous les handicaps et, alors que la municipalité devrait s’attacher à compenser le dévalorisation induite par l’usine All’Chem par des travaux d’amélioration de son environnement, la ville semble continuer à s’en désintéresser.

Personne n’a l’occasion de venir se promener dans ce quartier oublié, aussi nous vous laissons juger de sa réalité d’après quelques photos.

Place de Blanzat.

Comment espérer pouvoir vendre sa maison avec un tel environnement ? (Photo août 2015)

Rue Marceau.

Quel autre quartier de la ville à une telle voirie ? Ca me rappelle mon voyage dans un village roumain en 1998.(Photo août 2015)

Rue Paul Vaillant Couturier.

L’état de non entretien des trottoirs est tel qu’il faut aller sur la chaussée à certains endroits pour passer. Vu la taille des herbes cela fait des mois que les services municipaux ne sont pas passés… la peur de travailler à proximité d’All’Chem sans doute…

(Photos juillet-août 2015)

Espace de jeu pour les jeunes, rue de la Glacerie.

 Avant et après le passage - pour le moins tardif - des services municipaux (Photo juin 2015)

Rue de Cirey.

Une riante petite place (Photo juin  2015)

Rue Marcelle Auclair.

Lorsqu’ils ont construit le centre commercial St-Jacques ils ont juste oublié de refaire le trottoir  (Photo juin  2015)


Il ne s’agit que de quelques exemples que l’on pourrait multiplier dans plusieurs pages de ce site ; et la visite du quartier mérite un détour pour mesurer la réalité du quotidien de ses habitants et se poser certaines questions sur les priorités financières de la ville.

Les propriétaires, gens modestes pour la plupart, subissent la double peine : la dépréciation de leur maison du fait de l’usine All’Chem qui la classe en zone à risques et un environnement urbain indigne d’une ville moderne qui fait fuir les rares acquéreurs potentiels.

On nous dira que des projets de réhabilitation existent et que déjà la voie piétonne sur l’ancienne voie ferré a été refaite. On remarquera juste qu’elle conduit à une gigantesque poubelle qui disperse papiers et polystyréne par temps venteux. Dommage, sans ce container et avec quelques arbres et fleurs cela aurait pu être un beau début.  (Photo août 2015)


Enfin n’oublions pas, avec All’Chem, l’autre grand scandale pour la sécurité des habitants du quartier : le dépôt de matières plastiques et autres d’ailleurs peu identifiées : le dépôt POLIVAL.

A moins de 10 mêtres des habitations et du lycée Einstein, ce sont des tonnes de déchets inflammables et polluants qui sont stockés sans surveillance, en toute illégalité, dans la quasi indifférence des autorités qui ne vient pas d’urgence à faire disparaître ce dépôt. En cas d’incendie les risques sont immenses pour la population avec des fumées toxiques et la propagation de l’incendie aux maisons riveraines… mais c’est le quartier de Blanzat, donc qui s’en soucie…

Le 5 juillet 2014 un dépôt semblable a pris feu dégageant des fumées toxiques à l’usine Environnement Recycling. On n’ose imaginer les conséquences pour les riverains si un tel incendie se produisait à quelques mètres des habitations et du lycée Einstein. Et cette situation dure depuis des mois sans que les mesures d’urgence nécessaires soient prises par les autorités. Nul doute que dans un autre quartier de la ville, des dispositions rapides auraient été prises pour faire disparaître ce danger potentiel. Mais ce qui serait ne serait pas supportable et acceptable ailleurs l’est bien pour notre quartier.

Et après on nous dira qu’il n’y existe pas de quartier défavorisé à Montluçon…