ARAC03 Association des riverains de l’usine All’Chem de Montluçon
ARAC03 Association des riverains de l’usine All’Chem de Montluçon
Nota : les mots en marron soulignés sont des liens cliquables donnant accès à des documents supplémentaires.
ACTUALITES… les actions de l’association
25 Février 2020 : assemblée générale de l’association ARAC03. Présentation aux adhérents de l’action de l’association, du rapport moral et financier. Reconduction du bureau à l’unanimité. 25 février 2020 : réunion avec les candidats de l’élection municipale. Le texte lu par la présidente de l’association le 25 février 2020 lors de la réunion précédant l’assemblée générale de l’ARAC03 au cours de laquelle les candidats aux élections municipales étaient invités à s’exprimer sur la problématique de l’usine All’Chem. Lutte Ouvrière n’ayant pas répondu à l’invitation, six candidats et Pierre Laroche, représentant Frédéric Laporte, ont expliqué ce qu’ils envisageraient de faire (voir ci-dessous l’article de La Montagne). Les réponses des candidats : un article du journal La Montagne fait un résumé des réponses des candidats aux élections municipales. Voir l’article en ligne sur le site du journal. Octobre-novembre 2019 : distribution de tracts pour informer la population. Tract diffusé par l’ARAC03 pour informer la population sur le danger similaire entre All’Chem et l’accident de Lubrizol à Rouen. La lettre de la direction d’All’Chem en réaction à la diffusion du tract. La réponse faite par la présidente de l’association. La réponse de l’ARAC03 à madame la sous-préfète sur le reproche qui était fait à l’association d’alarmer la population (lettre du 25/11/19). Septembre 2019 : incendie à l’usine Lubrizol à Rouen. Un incendie de l'usine Lubrizol et des entrepôts de Normandie Logistique à Rouen a eu lieu le 26 septembre 2019 dans une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso seuil haut. Un épais panache de fumée noire s'est formé, atteignant plus de 20 km. On ne dénombre aucun mort, ni blessés mais les répercutions du nuage sur la santé des habitants reste inconnues. Inconnues également les causes même si il semble que la sécurité ait été défaillante et que des produits ont été stockés sans autorisation. L’alerte n’a pas été donnée, l’information des populations a été incomplète, les consignes contradictoires, les conséquences non communiquées. Bref, l’incident prétendument impossible a montré les manques au niveau de la sécurité, la complaisance des autorités vis à vis des industriels et l’absence d’information des populations. Toutes similitudes avec l’usine All’Chem n’étant que pures conjectures. Mai 2019 : le plan en cas d’accidents. Un article du journal La Montagne du 23 mai 2019 sur le plan particulier d’intervention dans les scénarios prévus d’accidents industriels. Extrait : «Il est clairement envisagé par le plan particulier d’intervention qu’une enveloppe toxique pourrait avoir des effets létaux significatifs (potentiellement mortels) dans un rayon de 225 mètres et des effets irréversibles dans un rayon de 800 mètres autour du centre du site. Mille huit cents personnes résident dans les 230 mètres autour du site et trois mille dans les 800 mètres.» Juin 2018 : une odeur suspecte et désagréable se répand durant plusieurs jours sur le quartier. Un article du journal La Montagne du 25 juin 2018 relate les faits. Durant plusieurs jours, importantes nuisances olfactives à proximité du bassin d’orage de l’usine All’Chem et largement perceptibles dans tout le quartier dans un rayon de 500 mètres suivant les moments et le vent. Le rapport de visite de la DREAL faisait état d’un bassin d’aspect rose et dégageant des odeurs s’apparentant à des odeurs de type vinaigre. Les causes n’ont pas réellement étaient identifiées. Octobre 2017 : forum des associations. L’association ARAC03 était présente en octobre 2017 sur le forum des associations pour présenter son action et informer la population. Début 2016 : divers courriers. Impression ou réalité ? Depuis quelques mois on sent une irritation de nos différents interlocuteurs pour notre action. Clairement notre association dérange, énerve ; et le dernier courrier d’All’Chem reflète bien cette évolution négative. On remarque par ailleurs que quantité de documents qui reflétaient les dangers du site All’Chem ont disparu des sites officiels ; l’information devient rare, incomplète, secrète, et malgré nos efforts de plus en plus difficile à obtenir. Entre pression sur notre association et chape de plomb sur l’information publique notre action devient difficile Réponse du 26 février d’ARAC03 au courrier d’All’Chem du 16 février. Lire la réponse . Courrier du 16 février 2016 de monsieur SIMMONET, directeur d’All’Chem. Dans ce courrier on notera l’injonction de « cesser la diffusion des informations concernant l’usine… qui reposent sur des affirmations fantaisistes et alarmistes infondées portant atteinte à la société ». Sauf que les informations de ce site sont issues de documents officiels et que malheureusement elles sont vraies et que l’association n’est pas responsable si la vérité est « alarmiste ». Nous avons toujours dit que si on nous prouvait que certaines informations étaient erronées on les enlèverait de suite. Dire la vérité et informer ce n’est pas diffamer. On attend donc que l’usine nous indique ce qui serait faux dans les documents de la DREAL figurant sur ce site. Pour ce qui est de la tête de mort figurant sur cette photo- montage ce n’est rien d’autre que le sigle réglementaire pour les produits chimiques dangereux, et ce sigle figure sur les panneaux apposés sur la clôture de l’usine comme il figure sur des bidons stockés dans l’entreprise. Prenez connaissance de notre réponse à cette mise en demeure menaçante. Décembre 2015 : la lumière revient ! Suite à une pétition de l’association qui a reçue plus de 150 signatures, le maire est revenu sur sa décision de couper l’éclairage public du quartier de Blanzat à partir de 23 heures. Novembre 2015 : assemblée générale de l’association. Juillet 2015 : la protection de l’enceinte de l’usine en question. L’accès au site est d’une facilité déconcertante comme le dénonce la présidente de l’association dans un article paru le 30 juillet dans La Montagne, les produits dangereux ne sont pas protégés, aucune réelle mesure de sécurisation du site n’est prise, aucune disposition particulière. Un mépris total pour la sécurité de la population vraiment incompréhensible bien éloigné des discours officiels. Voir sur le sujet l’ article de Regard-Actu avec un interview de la présidente.   A noter que des travaux de sécurisation de l’enceinte ont depuis étaient effectués. 06/07/2015 : grève à All’Chem. Les salariés de l’usine se sont mis en grève durant deux jours pour des revendications portant sur les primes et les salaires. Mais ils ont également fait état de revendications sur la sécurité et des promesses non tenues en la matière. Si même les salariés dénoncent les conditions de sécurité, il va être difficile pour la direction de l’usine de prétendre que toutes les mesures sont prises ; cela démontre en tout cas que les affirmations d’ARAC03 sur les manquements à la sécurité sont avérés. 5 juillet 2014 : incendie à Environnement Recycling. Le 5 juillet, dix tonnes de déchets sont parties en fumée à l'usine Environnement Recycling. La preuve une fois de plus que l’accident industriel n’est pas une utopie. A l’époque un dépôt similaire de déchets plastiques de l’usine «My Team» existait en plein coeur du quartier de Blanzat, faisant courir un risque supplémentaire à celui d’All’Chem aux riverains. Il a fallut plus de deux ans pour que ce dépôt soit nettoyé. 5 juin 2014 : exercice d’alerte à All’Chem : un résultat mitigé. Voir sur le site «Regard’Actu» le compte rendu et l’interview de Catherine Genet, la présidente d’ARAC03. Un exercice de sécurité civile a mobilisé 200 personnes jeudi 5 juin de 19 heures (déclenchement de la sirène) à 20h15 (levée de l’alerte). Une fuite de gaz toxique a été simulée dans l’entreprise All-Chem. Dans un rayon de 365 mètres autour du site, les riverains ont été appelés à appliquer les mesures de confinement. Mais la sirène même si elle est conforme, ne suffit pas pour couvrir efficacement l'ensemble de la zone concernée par l'obligation de confinement en cas d'incident grave. De plus l’association a relvé nombre de manquements. Catherine Genet, Présidente de l'association des riverains d'All'Chem a pointé les limites d'un tel exercice car plusieurs établissements autour de l'usine n'avaient pas eu d'information à propos de cette entreprise (pourtant classée SEVESO 2 seuil haut), sur la nature des risques encourus et sur les mesures de protection et de confinement qui auraient du être pris. Ce fut le cas par exemple à l'hôtel formule 1 dont le personnel n'avait pas été informé en amont. D'autres commerces au centre St Jacques avaient baissé le rideau avant même le début de l'alerte. La situation la plus inquiétante de toutes étant celle de la résidence pour personnes âgées (DOMYTIS) dont les responsables ont refusé l'accès des locaux aux observateurs agrées et identifiables grâce à leur gilets fluos. Les résidents n'ont donc pas pu être auditionnés à propos de cet exercice d'alerte. En interrogeant certains locataires des logements de l'OPHLM de la rue de la Glacerie on apprend qu’aucun n'avait reçu le dépliant sur la procédure à suivre, alors qu'ils auraient du en être destinataires, ni ne connaissait les procédures de confinement. D'ailleurs, les logements de l'OPHLM de la Glacerie semblent dépourvus de tout aménagement de confinement pourtant obligatoires. L'OPHLM a-t-il des projets pour ces logements ? Nul ne le sait. Faire un exercice ne suffira pas à s’exonérer de sa responsabilité pour les différents responsables (entreprise, Mairie, Etat).
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